Réaménagement des bretelles de l’E40 à Kraainem : 7 années de travaux supplémentaires, pour quel résultat ?

Après plus de dix années de chantiers successifs en le RO et le Bld de la Woluwe, les habitants de Kraainem, Woluwe-Saint-Lambert et Woluwé Saint-Etienne se préparent à subir au moins sept années supplémentaires de travaux liés au réaménagement des bretelles de l’E40 et de leurs environs.

Ces aménagements auront un impact considérable sur la mobilité locale, l’accès aux quartiers résidentiels, la qualité de vie et l’environnement. Plusieurs décisions du projet suscitent de nombreuses interrogations parmi les riverains.

À la Henneaulaan, des infrastructures récemment construites et ayant coûté des dizaines de millions d’euros seront démolies puis remplacées par de nouvelles configurations routières.

Ci-dessous les nouvelles bretelles d’accès Henneau brug:

À Kraainem, la suppression de certaines bretelles d’accès au ring risque de reporter davantage de trafic sur les voiries locales, déjà fortement sollicitées.

La fermeture d’accès stratégiques, notamment du côté de la Bevrijdingslaan, imposera également de nombreux détours aux habitants, avec des temps de trajet allongés et une pression accrue sur plusieurs carrefours déjà saturés. Les conséquences attendues sont une augmentation du trafic de transit dans les quartiers résidentiels, davantage de nuisances sonores, une hausse de la pollution et une dégradation du cadre de vie.

À cela s’ajoute la disparition d’arbres parfois âgés de plusieurs décennies, déjà abattus dans le cadre des préparatifs du chantier. Beaucoup d’habitants s’interrogent dès lors sur l’équilibre entre les objectifs poursuivis par le projet et ses répercussions concrètes sur les quartiers concernés.

Face à cette situation, près de 300 riverains ont déjà soutenu des recours introduits contre les permis accordés, grâce à l’aide de plus d’une centaine de donateurs. La mobilisation se poursuit aujourd’hui afin de défendre des solutions jugées plus cohérentes, proportionnées et respectueuses des réalités locales.

Alors que les recours introduits contre les permis sont actuellement examinés par le Conseil d’État, les travaux préparatoires et les premiers chantiers ont déjà commencé sur le terrain. La procédure judiciaire suit donc son cours, mais elle n’empêche pas le démarrage du projet…

Parallèlement à la procédure devant le Conseil d’État, un dialogue s’est instauré avec Werkvennootschap, l’agence flamande en charge du projet. Des réunions de concertation sont organisées à intervalles réguliers, environ toutes les trois semaines, afin d’examiner les problèmes soulevés par les habitants et d’évaluer d’éventuelles adaptations ou mesures correctrices..

L’enjeu est important : une fois les travaux lancés et les nouveaux aménagements réalisés, les possibilités de retour en arrière seront extrêmement limitées. C’est pourquoi les habitants concernés sont invités à s’informer, à participer au débat et à soutenir les actions entreprises pour faire entendre la voix des riverains.

Envie de nous soutenir et d’éviter le chaos : envoyez un email à stopbeton2024@hotmail.com, l’adresse email créée par 1932works pour les élections communales d’octobre 2024 pour lesquelles nous avons dû créer notre parti Stopbeton (bilingue et apolitique).

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